Partager l'article ! Un apercu de l'argentine ...: Buenos Aires ...
Buenos Aires
Si notre départ en avion de nuit ne nous a pas permis de voir la fin du monde d’en haut, il nous a en revanche permis, l’éclairage aidant, d’apprécier la taille de Buenos Aires. Pour ne pas s’aventurer de nuit dans cet immense inconnu (et sauver une nuit d’auberge !) on a passé les quelques heures qui nous séparaient du petit matin dans l’aéroport. C’est donc bien fatigués que nous avons rejoint Julien et Val dans le quartier populaire et touristique de San Telmo. Petits marchés couverts, feria artisanale, antiquaires et terrasses de cafés au soleil dans des rues aux bâtiments de style européen, nous avons souvent eu l’impression de nous trouver dans une capitale européenne avec en prime de magnifiques danseurs et danseuses de Tango dans les rues. Buenos Aires porte bien son nom de Paris d’Amérique du Sud.
Because of our night flight, we couldn’t appreciate the end of the world from above unfortunately; however, it gave us a clear idea of the huge size of Buenos Aires and its millions of lights. We stayed in the airport to avoid wandering in the streets of this giant city by night and save a night in a backpacker. We arrived quite tired in the area San Telmo where we joined our friends Julien and Val. Small markets, artisanal ferias antic shops and sunny terraces for a coffee in Europeans style streets give the impression to be in a European capitale, except the fantastic Tango dancers performing in the streets, Buenos Aires deserves its nickname of Paris of South America.
Un papillon argentin sur une carte postale achetee en plein coeur de Buenos Aires
La plaza de mayo
Danseurs de Tango dans les rues du quartier San Telmo
Un vrai "Paris d'Amerique du Sud"
Nous avons passé ici 3 jours reposants et sympas avec Julien et Val à nous balader sur les Plazas principales (San Martin, de Mayo), traverser l’avenue la plus large au monde (du 9 Juillet), visiter le quartier coloré de la Boca et le cimetière Recoleta (Père Lachaise de la ville). Pour l’anniversaire de Julien (le jour de la femme !), nous nous sommes offert un petit verre sur les très chics quais de la Plata avant de trouver un restaurant pour déguster plusieurs picadas (sorte de tapas présentées sur de grandes planches en bois) arrosées de la spécialité viticole de l’Argentine, le Malbec. Les autres soirs nous avons tous les 4 pensé à nos familles et amis restés en France dans le froid hivernal, alors que nous prenions l’apéritif sur le toit de notre petite auberge en attendant que les « fameux » steaks argentins fraichement achetés (min 400g) finissent de griller au BBQ…
We spent 3 relaxing days with Julien and Val, walking through the famous plazas (San Martin, Mayo), crossing the largest avenue in the world (9 Julio), and visiting the colorful Boca area or the cemetery de la Recoleta. For Julien’s birthday we had a drink on the posh Bay of the Plata area followed by a typical restaurant where we enjoyed picadas (sort of delicious tapas on wooden plates) with a bottle or two of Malbec, famous Argentinean wine. For the other nights, we enjoyed time of the terrace of our hospedaje, having a drink and waiting for the legendary Argentinean steaks (400g min) to grill on the BBQ, while thinking at our families and friends were in the cold winter.
Le quartier de la Boca et ses maisons colorees
Ses danseurs de Tango
De delicieux "picadillas" pour l'anniversire de Julien
Iguazu…
Que dire des chutes d’Iguazu ? C’est beau mais c’est loin (18h de bus de Buenos Aires) mais c’est un endroit que tous les 4 nous rêvions de voir. En quelques jours nous sommes donc passés des terres australes de la terre de feu à la frontière brésilienne avec un climat tropical. Les chutes d’Iguazu c’est aussi très touristiques (entrée du parc pas donnée, obligation de prendre le petit bus payant, petit train a la Walt Disney…) mais c’est avant tout un site naturel exceptionnel et grandiose. La rivière Iguazu se jette dans un trou énorme « el garganta del Diablo » a la frontière entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay formant plusieurs étages de chutes sur près de 3km de long. Il est difficile de décrire un endroit comme celui-ci qui parfois parait a peine naturel. Nous avons visité (et donc passé a la caisse 2 fois) les cotes Argentins et Brésiliens, les 2 sont sympas mais le cote Argentin nous a beaucoup plus impressionné, il permet d’avoir une belle vue sur les chutes mais également de surplomber et d’approcher le gouffre dans lequel des milliers de tonnes d’eau se déversent… Ce long détour nous aura coute pas mal de temps et d’argent mais il valait largement le coup et il a aussi été l’occasion de faire un bout de chemin avec Julien et Val qui rentrent en France dans 15 Jours. Nous nous sommes donc séparés ici, eux retournant vers Buenos Aires (en passant par l’Uruguay) et nous filant à l’ouest vers Santiago de Chile.
How to describe the Iguazu falls? It’s beautiful but it is far (18h of bus from Buenos Aires) and it is a place that the 4 of us dreamt to see. In a few days we passed from the terra del fuego to the border of brazil and a tropical climate. The Iguazu falls are very touristic (entrance fees are quite high, you have to take the small train Walt Disney type, ect…) but it is also an amazing natural site. The Iguazu river falls in a giant hole called “El garganta del Diablo” at the limit between Argentina, Brazil and Paraguay, forming multiple-steps falls over 3 km distance. It is difficult to describe such a place as it almost seems like a painting. We have visited both Argentinean and Brazilian sides (therefore paid twice), both are great but we preferred the Argentinean side as it allows a nice view of the falls but also to see them from above and be directly over the large hole where millions of tons of water falls constantly… This visit has cost us quite a lot of time and money but it was definitely worth it and it was also a great opportunity to travel a bit with our friends Jul and Val who go back to France in 15 days. They went back towards Buenos Aires passing a bit of time in Uruguay while we carried on our way towards Santiago de Chile.
Les chemins qui menent au coeur des chutes
Un trou dans la riviere ...
...appele "El Garganta del Diablo"
Un des habitants du coin: le coati
De Iguazu a Santiago :
A l’origine nous n’avions pas prévu de visiter l’Argentine (et beaucoup reste à faire) mais les distances aidant nous avons du prévoir quelques arrêts avant de rejoindre le Chili. Premier arrêt, la petite ville de Resistencia dans la pauvre région de Chaco, le long de la frontière Paraguayenne (que nous avons du traverser en bus pendant la nuit puisque des militaires nous ont réveillés plusieurs fois au milieu de la nuit avec une question : « Que Pais ? », bonne question !). Nous avions une petite journée à attendre, dans la Resistencia sous la pluie, le prochain bus pour San Luis. La ville n’est pas vraiment jolie mais possède une particularité tout de même : une statue a chaque coin de rue et quelques bons cafés !
Originally we didn’t plan to visit Argentina but the distances are so huge that we decided to stop in a few places to reach Chile (there is so much more to see but it was a good opportunity to see a bit). Our first stop was the little town of Resistencia in the poor region of Chaco, along the Paraguayan border (that we probably crossed during the night bus as military men woke us up a few time asking “Que pais?” Good question!). We had a day only in Resistancia, waiting under the rain our next bus for San Luis. The city itself is not especially pretty but has one particularity: statues everywhere, and a few good coffee places!
Mais non il ne s’agit pas du Che, ils ont de l’humour a Resistencia!
Une nuit et 20h de bus plus tard et nous voila dans les terres un peu plus au sud-ouest a San Luis. La ville très sécuritaire n’a pas grand-chose à offrir pour le voyageur, une jolie petite place entourée de policiers mais pas d’auberge bon marche ou de camping, des gens un peu méfiants qui faisaient mine de ne pas comprendre lorsqu’on demandait un petit coin pour planter notre tente et au final une nuit dans le parc. Nous avons retrouvé un climat sec presque désertique. C’est d’ailleurs pour ca que nous nous sommes arrêtés ici, à 2 h de bus se trouve le parc national peu connu de La Sierra de Las Quijadas.
20h of bus later, we arrived in San Luis, south-est of Resistencia. The city is highly secured with a few police men around the cute little plaza and at each corner of the city. However, there is little for the traveler we found no cheap hostel nor a camping and people who do not seem to understand our allusion about putting our tent in their much secured garden so we ended up in the park. The climate became very dry and that’s party why we are here, 2h away by bus is the entrance of the La Sierra de Las Quijadas National Park.
Cathedrale sur la place Plaza Pringles a San Luis
Un couple de cinquantenaires argentins nous ont fait passer pour des locaux dans leur camping-van pour payer moins cher l’entrée. Il n’y a pas de douche dans le parc mais il est possible de planter la tente 6km après l’entrée du parc et de passer la nuit dans le désert tout proche du canyon. Le gardien du parc est très sympa et nous a donné pas mal d’explications sur la géologie du coin et sur les traces fossiles. Nous voulions voir l’empreinte de dinosaure et devions y aller avec un guide obligatoire et quelques autres couples. Les explications en espagnoles furent un peu frustrantes mais peu importe le soir tout le monde (gardes et guides compris) étant partis nous avions le désert pour nous seuls… Coucher de soleil sur les falaises de grès rouges sculptées (un peu comme le grand canyon en moins profond), et nuit au milieu des lucioles géantes, un peu stressant les grands espaces du désert la nuit mais tellement appréciables sans touriste !
A couple of Argentinean in their 50s gave us a lift in their camping van so we only paid the non-touristic price (8 instead of 25). No showers in the park but we could put our tent up 6km after the entrance so we could spend the night in the desert next to the canyon. The guard was very nice and gave us a lot of explanations on the geology of the area and the fossils. We wanted to see the dinosaur footprint and we had to go with a guide and a few other couples. The explanations were in Spanish so it was a bit frustrating not to understand everything but never mind, in the evening, everybody was gone and we had the desert for ourselves… Sunset on red sandstone cliffs (a bit like the Great Canyon but less deep) and a night surrounded by giant fireflies, the infinite spaces of the desert in the nights are very impressive but it was such a great feeling with nobody around!
Cherchez la trace de dinosaure!!
El camping, tranquille!!
Coucher de soleil sur les falaises
Avant le lever du soleil c’est sous une nuit étoilée encore nouvelle (la Croix du sud est bien la mais a tourné autour du pole et Orion a disparu pour laisser sa place au Scorpion) que nous sommes partis pour une petite marche pour atteindre le bout du canyon par le haut et attendre que le soleil vienne éclairer les falaises rouges… La marche valait bien les quelques accroches avec les cactus et autres plantes épineuses ! Finalement nous sommes retournés plier notre tente au moment ou les prochains touristes arrivaient. Apres avoir rejoint la route a pied (6km le long de sites archéologiques très peu étudiés encore), c’est un gentil couple de cinquantenaire en camping-car qui a bien voulu nous emmener pour rejoindre San Luis ou un bus nous attendait pour aller a Mendoza.
We went for a walk on the next morning before the sunrise and under a new sky (the Southern Cross is still here but turned around the pole, Orion is gone and replaced by the scorpion). The walk led us to the end of the canyon with a view from the top of the cliff and wait for the sun to light up the red cliffs. The view was worth it even with the attacks of the cactus and others nasty desert plants in the dark. We went back to the camp site just in time to see the other tourists arriving. After we walked our way back to the entrance (6km along the archeological sites that are not yet explored entirely) we had to hitchhike a bit, a nice couple of 50 year old Argentineans stopped their camping van to give us a lift to San Luis where we could catch a bus to Mendoza.
Le rouge au petit matin
Mendoza (réputée pour son vin) est une ville dans le désert au pied de la cordillère qui nous a paru relativement riche et qui possède quelques jolies places et bâtiments. L’attraction principale ici est la visite d’estancias produisant du vin mais c’est un peu hors-budget. Nous nous sommes contentés de visiter la ville à pied et de gouter une bouteille autour d’un dernier bon steak grillé au BBQ dans le camping de ville.
Mendoza, apart from being well known for its red wine, is a quite wealthy city from what we could see, located in the desert at the feet of the Andes and has a few very nice squares and buildings. The main attraction here consists in visiting estancias which produce the wine but this was a bit pricy for us. We were happy enough to walk in the city and enjoy a red wine from Mendoza with the lovely steak on the BBQ of the camping of the city.
Notre retour a Santiago s’est fait presque sans embrouille, le sac de Cédric étant tombé du toit surchargé du minibus et qu’il a fallu batailler des heures pour récupérer a peine le prix du billet de voyage (soit un cinquième du prix de la tente et du sac tous les 2 bien endommagés). Peu importe, le voyage nous a permis de retraverser la Cordillère et de passer à quelques km de son point culminant, l’Aconcagua (6960m). La traversée du tunnel pas très large de plusieurs km entre les 2 frontières fut également très impressionnante et un peu stressante, au moins autant que la vertigineuse descente dans la vallée qui mène a Santiago, on se rend bien compte ici que la distance entre la mer (0m) et la Cordillère (plus de 6000m) n’est que de 100km…
Our return in Santiago went almost smoothly, as Cedric’s bag (and the tent attached to it) flew off the minibus roof which was totally overloaded and not well attached. We had to fight in Santiago’s office for hours to hardly get back the price of our two tickets (which is equivalent to 1/5 of the tent price). Anyway, the travel across the Andes was great as we passed next to the highest point: the Aconcagua (6960m). We got a bit scared in the hugely long and narrow tunnel which separates the two countries at the border. The road down to the Vallee that leads to Santiago makes you realise how close is the sea (0m) from the Andes (more than 6000m), only 100km.
La route pour Santiago et au fond l'Aconcagua...
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