Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 01:49

Sucre

 

Apres avoir quittes Potosi nous sommes descendus sur Sucre, la ville blanche. Capitale de la Bolivie, Sucre (ou siège le pouvoir judiciaire) est néanmoins une ville à taille humaine, la Paz étant la capitale de facto (pouvoir exécutif et législatif). Plus touristique que Potosi, Sucre est tout de même une ville très agréable avec des places ou les gens s’assoient pour discuter, des monuments, musées et églises dignes d’intérêt. Parmi les sites à ne pas louper : la « Casa de la Libertad » qui expose notamment la déclaration d’indépendance de la Bolivie (1825) et le musée textile très bien fait qui présente l’évolution des textiles et cultures des différentes communautés indigènes, i.e. Jalq’a et Tarabuco. On trouve aussi de jolies chocolateries qui ont fait notre bonheur et ont pallié un peu a la frustration des fêtes de Pâques a Potosi, bien trop diététiques a notre gout.

 

After Potosi we went down to Sucre, the white city. Although capital of the country, Sucre (where lies the juridical power) is a human size city as most administrative power are concentrated in La Paz. Sucre is more touristic than Potosi but is still very nice with enjoyable squares where people sit to speak, and great (white) buildings, churches and museums. The interesting sites include la “Casa de la Libertad” where the declaration of independence (1825) is exhibited and the fantastic museum of textiles showing the evolution of textiles and cultures of the indigenous communities, i.e. Jalq’a and Tarabuco. Sucre also has a few chocolate shops which made us happier than our Easter celebration in Potosi where we couldn’t find a decent chocolate.

 


 

Sucre-cochabamba 1341

 Un clocher de Sucre la blanche

Sucre-cochabamba 1327

le marche aux fruits

 

Les paysages autour de Sucre sont magnifiques et nous avons profite d’un petit trek de 2 jours pour nous en rendre compte. Nous n’avons pas pris de guide mais les gens travaillant aux champs nous indiquaient le chemin du prochain village quand on demandait de l’aide. Nous sommes passes par les petits villages de Chataquila et Chaunaca, suivant les restes du chemin préhispanique avant de grimper sur les bords de l’immense cratère de Maragua qui émerveille par les variation de couleurs gris, pourpre, violet, rouge, ocre…des strates penchées vers le centre. Un orage nous a force à nous refugier dans un abri a chèvres et par conséquent nous a malheureusement empêchés d’aller voir les traces de dinosaures qui se trouvent dans le cratère. Nous avons passe la nuit dans le petit hameau d’Irupampa et fini notre trek à Quila Quila ou une bonne tambouille de patates nous a été offerte par une famille pendant qu’on attendait le bus. Enfin, pas le bus, le camion en fait (entasses un peu comme des bestiaux), seul moyen de transport dans certains endroits de la campagne bolivienne. Sensations garanties en bord de falaise, pas besoin d’aller à Coroico faire la fameuse « route de la mort ».

 

The landscape around Sucre is also beautiful and we went trekking for 2 days in the mountain and countryside in order to appreciate it. We didn’t have a guide but people working in the fields indicated us the way when we needed it most of the time. We passed by the small villages of Chataquila and Chaunaca, following down the old pre-Hispanic road before climbing up the side of the huge crater of Maragua, stunning by the purple, pink and red colors of the strata dipping towards the centre. Dinosaur footprints can be found in the crater but a storm kept us away for them stuck in a little goat shed. We spent the night in the very small village of Irupampa and finished our trek in Quila Quila where a nice family cooked us a potato stew while we were waiting for the bus. Well, not a bus but a truck, packed like animals, which is sometimes the only way of travelling in remote areas of the country side of Bolivia. What a thrill! Better than the “road of the death” near Coroico!

 

100 7927

 paysage autour du cratère de Maragua

100 7933

les bords extérieurs du cratère

Sucre-cochabamba 1421

arc en ciel incroyable… seulement 7 couleurs?!

Sucre-cochabamba 1429

interieur du cratere

 

Aiquile et Mizque

 

Nous avons pris un peu de temps pour sortir des sentiers battus et nous écarter un peu des routes touristiques. Nous nous sommes arrêtés dans les petits villages d’Aiquile et Mizque qui sont situés entre Sucre et Cochabamba. On ne peut pas dire que les activités foisonnent a Aiquile mais les gens sont sympathiques (Mais qu’est ce que vous faite a Aiquile ?!) et nous sommes même restés une journée de plus pour ne pas louper la « Fete du Chirimoya » (un fruit typique d’ici). La fête s’étalait effectivement dans toute la ville mais plus d’objets pratiques quotidiens (poubelles et ustensiles de cuisine) que de dégustations culinaires. Pas même un petit chirimoya à se mettre sous la dent! Pas un gringo (touriste) non plus ceci dit. Nous avons continué notre chemin vers Mizque, un charmant petit village avec une place principale tranquille ou nous avons passe la plupart de notre temps a la recherche d’un endroit qui fait et vend du fromage dont nous avions entendu parle depuis Aiquile. De longues marches en ville a demander aux locaux et une marche dans la campagne environnante nous ont conduit a l’endroit magique ou nous avons goute et acheté un demi kilo de fromage mature (comme un gruyère, 18 mois) qui a fait notre bonheur.

 

We took some time to get outside the touristic trail and get lost in the countryside of Bolivia. We decided to stop in two very small villages called Aiquile and Mizque, located between Sucre and Cochabamba. There isn’t a lot to do in these places but we got to see the real life in Bolivia. At the time of our visit was the feria of chirimoya (a fruit typical from here) and we stayed for a day more not to miss it. It was a good feria with lots of stalls in the street (unfortunately more plastic bins and cutlery than culinary treats) and lovely people to speak to (What are you doing in Aiquile?!). However, not a single chirimoya to taste!! Not a gringo (tourist) either… We went onto Mizque, a lovely little village where time seems to have stopped and spent most of our time walking in the streets and the countryside in search of a place that we have been told…make and sell cheese. We successfully found the magical place and were rewarded by half a kilo of 18 months mature cheese. Hmm.

 

Sucre-cochabamba 1470

 variétés incroyables de patates…pendant le festival de chirimoya a Aiquile

100 7964Colibri dans le paisible village de Mizque

 

Cochabamba

 

Première très grosse ville dans laquelle nous séjournons en Bolivie, Cochabamba, qui n’est pas la ville la plus jolie ni la plus touristique, est aussi l’occasion de voir comment les gens vivent en Bolivie en dehors des villes touristiques. Il y a une vraie activité culturelle, expositions d’art (photo, sculptures, etc.) et des bars ou les jeunes sortent le soir. Nous en avons profite pour aller voir un spectacle au théâtre avec de la danse contemporaine, classique et folklorique, au balcon s’il vous plait ! Puis nous avons entrepris la montée des marches qui mènent au sommet du Cerro de la ville ou une immense statue du Christ (43m de haut) surplombe la ville qui s’étend sur des dizaines de km dans la vallée. Notre séjour coïncidait avec « la conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et des droits de la Terre mère », conférence sur le climat organisée par les pays plus pauvres pour contre balancer les non –décisions prises par les pays industriels au sommet de Copenhague. Au programme, réflexion sur les responsabilités et la différence de pollution engendrée par les pays et idées utopiques mais pas forcement stupides comme la création d’un tribunal international pour juger les gros pollueurs. Ce fut l’occasion de voir sur la place publique des débats enflammés sur les effets (néfastes) du capitalisme sur Pachamama (la terre mère).

 

First real big city we came across in Bolivia, Cochabamba is neither beautiful nor very touristic but it was a good opportunity to see how the Bolivian life in the cities. There are many cultural activities, art exposition (photos, sculptures, ect…) and bars where young people go out at night. We went to see a great show at the theatre with contemporaneous, classical and folkloric dance (at the balcony!). Then we climbed the numerous steps leading to the top of the hill where a giant Christ (43m high) overlook the city spreading for kilometers in the valley. Our stay in Cochabamba was during the “international conference of the populations on climate change and rights of mother earth”, which was organised by poorest countries in order to balance the decisions or absence of decision) by the industrial countries at the Copenhagen conference. It aimed to discuss the relative responsibilities and impact on the pollution of different countries. The conference led to major ideas including the creation of an international tribunal to judge the countries that are responsible for the highest pollution. We could appreciate highly entertaining discussion about politics and the negative impact of capitalism on the earth ecology.

 

Sucre-cochabamba 1493

 le baiser vu par un artiste de la region

100 7967

jesus veille sur la ville de Cochabamba

 

Nous avons ensuite rejoint par bus la très très grande de ville de La Paz, l’arrivée de nuit nous a rapidement permis de comprendre pourquoi elle est considérée comme la véritable capitale du pays. La ville est entourée de montagnes (très hautes !) et les lumières vues des hauteurs donnent l’impression d’arriver en avion sur une immense capitale.

 

Arriving by night on the bus into the huge city of La Paz made us realise why it is considered as the capital of the country. The city is very large and surrounded by high mountain peaks. The lights from above give a similar impression as when we arrive by plane at night in a huge capital city.

Par CatCed - Publié dans : Bolivie
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 04:05

 

 

Ahhhh.. Potosi ! La ville la plus haute du monde (4090m) tient une place speciale dans notre cœur. Nous y avons passe une semaine émus par ses habitants, eblouis par la richesse de ses églises et cathédrales (une trentaine) et surtout charmes par ses ruelles qui donnent sur le « Cerro Rico », la montagne a partir de laquelle tout a commence.

 

Aahh... Potosi! The highest city in the world (4090m) holds a special place in our hearts. We stayed for a week getting to know the nice people of Potosi, stunned by the beauty of its churches and cathedral (30 of them) and moreover overwelmed by the charm of its streets with the "Cerro Rico", the mountain which is at the beginning of everything.

 

 

 

potosi 1063

Rue de Potosi avec le Cerro Rico qui a perdu 300m en 3 siecles


L’histoire de l’Europe et du monde industriel et capitaliste que l’on connaît est étroitement liee à l’histoire passionnante de Potosi et de cette montagne sacrée. La ville fut fondée au 16ieme siècle en raison de l’exploitation du minerai d’Argent contenu dans le Cerro Rico.


Europa's history and the evolution of the industrial world as we know it is linked to the history of Potosi and its sacred mountain. The city was founded in the 16 century with the beginning of the exploitation of silver in the "Cerro Rico".

 

potosi 1154

Une vue de la ville des toits de l'eglise San Francisco

 

potosi 1136La maison de la monnaie

 

potosi 1168Un des nombreux defiles de la semaine Sainte


Découverte selon la légende par un Inca qui recherchait un de ses lamas perdu et a découvert un liquide argente en faisant fondre la roche par le feu fait pour se réchauffer. Au final, le colonisateur espagnol a bien sur mis la main dessus et a commence son exploitation par le travail force des indiens et d’esclaves africains.


According to the legend, a Inca who was looking for one of its missing lamas descovered the silver by chance by starting a fire to warm up. The heat melted the rocks and a silver liquid ran from the hill. At the end, the spanish invadors took possesion of the Cerro Rico and started the intense exploitation of the mineral forcing indians and slaves from africa to work until death.

potosi 1102Quelques feuilles de Coca, de l'alcool potable (a 96dg!) et c'est parti pour une visite de l'enfer

 

potosi 1108Conditions de  travail effroyables 6/7 jours sans vacance


Peu de gens savent aujourd’hui (merci les programmes scolaires!) ce que l’on doit a cette ville et sa montagne qui ont permis a toute l’Europe de s’enrichir, de rentrer dans l’aire industrielle de plein pied et de poursuivre son développement. On dit que la quantité d'argent extraite des mines de Potosi suffirait à construire un pont au-dessus de l'Atlantique pour relier Potosì à la péninsule Ibérique, mais les ossements de mineurs morts dans des accidents suffiraient également pour faire le retour ! On estime que 8 millions des travailleurs forces sont morts dans les mines de Potosi, petit chiffre à rappeler à ceux qui vantent (encore) au XXIème siècle les « bienfaits » de la colonisation pour quelques routes et bâtiments construits…Ironie de l’histoire, les billets boliviens (faute de technologie) sont de nos jours imprimes en France (a Chantepie a cote de Rennes)…

 

Pour plus d'info:

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1821


Thanks to school books, very few people are aware of the importance of this city and its mountain. Indeed, the prosperity of Europe and its enriched evolution as an industrial world is mostly due to Potosi. The legend says that a bridge could have been built between potosi and Spain with the quantity of silver from its main. Unfortunately, the way back could also by built with the bones of the poor workers forced in the mines! iI is estimated that 8 millions of workers died in the mines of Potosi. This is a number to keep in mind and remind to people who still think that colonisation brings good to the occupated countries...The irony of this story is that nowadays the Bolivian bills are printed in France (Brittany)...

 

potosi 1122

Ceux qui ont le plus de chance vivent jusqu'a 50 ans...

 

potosi 1119

Le diable (El Tio) en personne, compagnon de tous les jours ici bas

 

potosi 1133

C'est de la dynamite!


Potosi à sa grande époque était la ville la plus peuplée du monde (200 000 habitants) devant Londres et Paris et garde de sa splendeur passée de magnifiques rues, bâtiments et églises…


At the glory times of Potosi, it was the most inhabited city in the world (200 000) before London and Paris. Numerous churches, beautiful buildings and impressive streets still shows the relict of its richness.

 

potosi 1155

Vue du Cerro qui surplombe la ville

 

potosi 1074

Soir d'elections a Potosi


 potosi 1055

Facace de la plus vieille eglise de la ville

 

potosi 1083

Et leur riche architecture...

 

 Après quelques jours d’acclimatation nous sommes partis pour une rando de 2 jours avec Miguel un guide très sympa de l’agence Los amigos de Bolivia. Il n’y a pas de chemin balise en Bolivie et il est fortement recommande de prendre un guide. Au final la rando ne necessite pas reellement de guide mais grace a Miguel nous avons retrouve Esteban qui vit aujourd’hui au milieu de la montagne de l’elevage de Lamas et Alpaga dans une toute petite ferme en adobe (terre cuite au soleil avec de la paille) ou nous avons passé la nuit avant de redescendre dans la vallee pour prendre un bain chaud dans les piscines d’eaux hydrothermales. Pas mal ces 2 jours pour fêter les 32 ans de Cedric avec un petit Cerro a 5120m !


After a few days of getting use to the hight, we went onto a 2 days trek with Miguel, a guide from the very recommanded agency "Los Amigos de Bolivia". There is no indicated path in Bolivia and it is recommanded to take a guide for this type of trek. We realised that we didn't really need one but it was pleasant to follow him and to sleep in the stone house of his friend Esteban who live in the middle of the mountain with his mum and llamas. One the way back to Potosi we stopped in hydrothermal pools to enjoy a warm bath for Cedric 32 years old birthday to recover from his 5120m high peak!

 

100 7873

petit lac a presque 5000m

 

potosi 1244Ced sur la voie du 5120m

 

potosi 1227Lama et Alpaga ou Alpaga et Lama

potosi 1295Une nuit de repos dans la maison d'Estaban

 

potosi 1306

 

potosi 1086Joyeux anniversaire, Haapy birthday, feliz compleano!

Par CatCed - Publié dans : Bolivie
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 01:14

Notre passage de frontière entre le Chili et la Bolivie s’est fait d’une des plus belles manières qu’il soit, un voyage en 4x4 pendant 3 jours qui nous a menés de San Pedro de Atacama au magnifique Salar d’Uyuni, le plus vaste désert de sel au monde d’une blancheur aveuglante. Oscillants entre une altitude de 3000 and 5000m, nous sommes passés par des lagunes salées de toutes les couleurs (littéralement !!) entourées de volcans et montagnes andines, par des zones désertiques aux paysages lunaires et par la zone hydrothermale la plus haute du monde, avant de redescendre dans des canyons aux fonds de vallées luxuriantes et peuplées de lamas. Les superlatifs nous manquent pour décrire les paysages de l’altiplano… Ouvrez grand vos yeux, voici quelques photos qui ne rendent que très peu justice aux paysages éblouissants que nous avons traversés.

 

We decided to take a 4x4 tour to cross the border between Chile and Bolivia which offer the best views of the area. We started in San Pedro de Atacama and 3 days later, we reached the beautiful salt flat of Uyuni, the largest salt desert on earth. The altitude varied between 3000 and 5000m and the landscapes passed from lagoons of all colors (literally!) surrounded by volcanoes and mountains, moon-like deserts, the highest hydrothermal zone on earth, canyons leading to lush valleys with hundreds of lamas. Words are missing to describe the beauty of the landscape we went through…. Open your eyes wide, fasten your seat belt, here are some photos to give you an idea of how beautiful the altiplano is.

 

 


 

Salar 0600

Laguna Blanca y Laguna Verde a 4300m d’altitude, situées au pied du Volcan Licancabur (celui qui crachait la lune du cote chilien, vous vous souvenez ?) les couleurs sont dues aux forts pourcentages de sel (pour la blanche) et de cuivre (pour la verte).

 

100 7650

Un bain à 30 degrés devant un paysage de haut plateau, unique !

 

Salar 0635

La zone des geysers et bassins hydrothermaux aux alentours de 5000m d’altitude.

 

100 7670

La Laguna Colorada. Des algues lui donnent cette couleur rouge sang qui contraste avec le blanc du sel.

 

100 7676

Tornade menaçant les flamands roses sur la Laguna Colorada


Salar 0674

Lama et ses choupettes, restes du carnaval de Fevrier.


100 7711

La lune allant se coucher dans le désert


Salar 0711

L’arbre de Pierre “El Arbol de Piedra”

 

100 7723La « Laguna Honda » ou se trouve un gisement de Bore (Borax)


Salar 0735Attention danger!

 

100 7754

Un champ de roches volcaniques érodées sous diverses formes mystérieuses, ici le « condor ».

 

Nous sommes passés par quelques villages qui paraissaient très peu habités car en pleine journée tout le monde travaille aux champs de quinoa, ou gardent les troupeaux de lamas…Dans l’un de ces villages, les travailleurs sont partis et ne reviendrons plus. L’arrêt de l’exploitation du minerai de la région a fait fuir la quasi totalité des 50  familles qui vivaient ici.


We went through some villages that looked deserted as in the middle of the day, everybody works in the Quinoa fields, or shepherd the lamas… One of these villages was actually deserted as nearly 50 families left when the exploitation of the mineral of the area stopped for economic reasons.

 

DSCF5342

Scène de western dans les rues d’Alota


Salar 0815

La Quinoa rouge et jaune près de San Augustin, une des plus grosses exploitations du pays.


100 7768

Village fantôme de Julaca vu a travers un train épave. Une petite fille de 8 ans au visage bien triste nous a expliqué qu’elle n’avait pas de copines car elles sont toutes parties. Après l’arrêt de l’exploitation de chaux dans la région, 50 familles ont désertées ce village ou il règne une atmosphère glaciale malgré le soleil.

 

Nous avons eu la chance de pouvoir assister au lever du soleil sur le Salar d’Uyuni, qui est un ancien lac asséché sur plus de 10 000 km2 et sur plusieurs mètres d’épaisseur. La route de nuit sur la plus vaste étendue de sel au monde fut une expérience unique, tous feux éteints afin de se diriger avec les ombres de cimes environnantes et ne pas se perdre dans cette immensité blanche. Nous avons atteint de nuit l’Ila de Los Pescadores, une petite montagne circulaire couverte de cactus centenaires qui se dresse comme une ile au milieu du désert blanc. C’est sur ce promontoire de rêve que nous avons pu observer le changement des couleurs rouge, orange, jaune a l’horizon alors que les étoiles brillaient encore dans un ciel abyssal au dessus de nos têtes.

 

We had the chance to observe the sun rise over the Uyuni salt flat which is a dry lake over 10 000km2 with several metres of thickness. Driving by night on this giant sea of dry salt is a unique experience. No lights on in order to keep our bearings within this white sea and aim for the shadow of mountains surrounding. We reached the Ila de Los Pescadores, a small hill covered with cactus of a hundreds of years, which looks like an island in the middle of an infinite white desert. It is on the top of this island that we enjoyed the slow rising of the sun and change of colors red, orange, yellow from far while the stars were still shining in the dark blue sky over our heads.


Salar 0875

Fin de nuit sur l'isla de los pescadores


100 7798Lever de soleil sur le salar d’Uyuni


100 7810Cactus et lune

 

 

Et quelques essais photos…


Salar 0937 Emprisonne!


Salar 0942Wonder woman!


100 7835Petit mais costaud...


100 7849Jump!

 

Cimetière des trains a l’approche d’Uyuni :

Salar 0988

Besoin d’un mécanicien qualifié d’urgence

 

Nous avons termine notre périple dans la petite ville d’Uyuni en plein vendredi Saint au programme procession parfois morbide avec Christ ensanglante…

 

We ended up in the small town of Uyuni on the Saint Friday (Semana Santa) which mean that we witnessed a lot of procession with bloody Christ…

 

Par CatCed - Publié dans : Bolivie
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 23:15

Oulala! A l’heure ou nous écrivons ce post nous sommes déjà en Bolivie, voila donc des nouvelles un peu tardives de notre passage dans le nord du Chili. On va donc essayer de faire court pour rattraper tout ce retard…

 

Ouhlala! We are going to do short for this one as we are already in Bolivia and we need to catch up really fast on North Chile…

 

 

 


Apres notre retour a Santiago, ou nous avons retrouvé Cesar et sa famille et ou nous avons fait la fête dans les quartiers populaires avec Dom et ses amis (ami français de Catherine exilé au Chili), nous sommes partis a la découverte du nord du pays avec un premier arrêt a Vicuna dans la région de La Serena. Vicuna est un charmant petit village dans la vallée de l’Elqui. La vallée verdoyante offre un magnifique contraste avec les montagnes désertiques couvertes de cactus qui l’entourent. Nous avons posé notre tente sur la pelouse bien verte du verger d’une petite mamie sous les arbres a avocats (ca pousse donc comme ca un avocat!), les pêchers et autres vignes…Un vrai paradis ! Cependant ce qui nous a amené ici est la présence de nombreux télescopes car le lieu est réputé pour la clarté de son ciel (7 jours de pluie l’année dernière…). Nous avons donc passe une soirée exceptionnelle sous les étoiles à observer la Lune, Saturne, la Nébuleuse à tête de cheval…Vicuna fut aussi l’occasion d’une rencontre surprenante, celle d’Anna une franco-chilien de 89 ans qui n’a pas connu d’hiver depuis de 23ans (6 mois en France, 6 mois au Chili). Professeur de Français-philosophie, elle a eu la responsabilité d’établir les Universités du nord du pays, elle vit maintenant dans un tout petit village paisible de la vallée nomme El Molle ou il fait bon vivre et ou nous avons discute au cours d’un charmant déjeuné.

 

After Argentina, we did a short stop in Santiago where we were welcomed again by Cesar and Valesca. We also went out with Dom (one of cat’s friends from France living in Santiago) and his friends in the popular areas of Santiago which was good fun. Then we took the road for Vicuna, s small town in the region of La Serena. Vicuna is a small city, really charming nestled in the Elqui Valley. The green valley contrast beautifully with the surrounding desert mountains covered by huge cactus. We have camped in the green garden of a old woman who has a hospedaje with an amazing garden full of peach trees, avocado trees (yep, avocados grow on trees!), grapes ect.. The place was heaven! But we came for something else, Vicuna and the La Serena region is famous for its telescopes and its always clear skies (only 7 days f rain last year). We had an amazing night looking at the sky in the observatory Mamalluca where we say the moon, Saturne, the horse-head Nebulous. It was in Vicuna that we met a great person: Anna, franco-chiliean woman of 89 years old who hasn’t seen a winter in 23 years (6 months in France, 6 months in Chile). She was a professor of French and Philosophy and has been charged to organized and develop the universities in the northern part of the Chile. She now lives in the small village of El Molle, in the beautiful and peaceful valley and told us her interesting life over lunch. 

 

 

100 7399La lune de pres


Norte-Chile 0002Les avocatiers


Norte-Chile 0016

 

Poursuivant notre périple nous avons ensuite atteint le désert d’Atacama avec un premier arrêt à Calama.  A 16km de la se situe Chuquicamata, ville fantôme depuis Février 2008 se situant juste a cote d’une des plus grandes mines a ciel ouvert de cuivre au monde. Une nouvelle loi ayant obligé, pour des raisons de sécurité, l’abandon des villes trop proches de ce genre de mine.  Le trou de 1km de profondeur est impressionnant et la mine fourni environ 30% du cuivre mondial ! L’utilisation de l’eau de la Cordillère, de bains d’acide sulfurique et de camions qui consomment en essence en 1 jour l’équivalent d’une voiture en 1 an en font aussi probablement l’une des mines les moins écologiques ! Nous sommes ensuite repartis de Calama (sans grand intérêt mais remplis de gens sympathiques et surtout loin de l’image horrible décrite dans les guides) a bord d’un pick-up loué pour visiter San Pedro d’Atacama et son désert.

 

We carried on further North to reach the Atacama Desert with a first stop in Calama. 16 km away from Calama is Chuquicamata, a ghost town which has been deserted in February 2008, due to a new law (for security reasons) as it is located just next to one of the biggest copper open mine in the world. The hole is 1km deep and is really impressive, almost as much as the huge trucks working 24/24h. The mine provides 30% of the total copper in the world but is probably not the most ecological as it uses water from the Cordillera directly, add sulfuric acids in great quantities and works with huge trucks that use in petrol per day the equivalent of what a car use per year! It is true that apart from the mine, Calama is not of a great interest, but we thought it was quite alright and the people were really nice; anyway, really far away from the horrible description that can be found in touristic guides. We left Calama with a pick-up that we rented to go to and visit San Pedro de Atacama and its surrounding.

 

Norte-Chile 0046

Peinture murale dans le centre de Calama


Norte-Chile 0073

La mine de cuivre Chuquicamata


Norte-Chile 0068Un des gigantesques camions (capacite 400 T)...


100 7420...qui ont l'air si petits sur le chemin de la mine...

 

Nous avons partagé la location de notre pick-up avec Nico et Elizabeth, 2 français sympas en voyage pour 5 mois en Amerique du Sud, que nous avons rencontré à Vicuna. Les paysages autour de San Pedro sont hallucinants en voici quelques photos :

 

We have shared the car with a french couple, Elisabeth and Nicolas, that we had met in Vicuna and who are travelling for 5 months in South America. The landscape around San Pedro de Atacama are just amazing, here are a few photos:

 

Les lagunes Miscanti et Miniques bleu turquoise a 4300m d’altitude (petit mal de crane avec un passage si rapide de 2500m a 4300m) entourées de troupeaux de Vicuna (Vigognes) dans un paysage a la fois montagneux et désertique.

 

The Miscanti and Miniques lagoons with turquoise blue waters are located at 4300m of altitude (small headache going fast from 2500 to 4300m). The lakes are surrounded by Vicunas (sort of lamas) in a desert mountains environment.

 

Norte-Chile 0122Les vigognes devant la Laguna Miscanti


100 7456La Laguna Miniques

 

 

La vallée de Jere, véritable oasis au milieu du désert ou nous nous sommes rafraichis un peu.

 

The Jere Valley, an incredible oasis in the middle of the desert where we enjoyed a bit of fresh air.

 

100 7494La vallee de Jere

 

La lagune Chaxa et ses flamands roses au petit matin avant l’arrivée de tous les autres touristes et des couleurs à couper le souffle au milieu du salar (désert de sel) d’Atacama. Suivie d’une petite baignade dans la lagune (très) salée de Cejar, sensation garantie malgré la couche de sel a la sortie du bain !

 

The lagoon Chaxa and hundreds of pink floyds at dusk before the tourists arrive showing crazy colors from blue to pink, going through yellow, in the middle of the Atacama Salar (salt flat). We then took a bath in the very salty Cejar lagoon, where we floated more than gravity normally allows and we were left with a thick layer of salt on our bodies when going out of the water, very strange experience!

 

 100 7537

Reflets du lever de soleil sur la Laguna Chaxa...


100 7543... peuplees de centaines de flamand roses (ici des "Grande Andinos")


100 7541

Vol de flamand a l'aube


100 7538une plume


La vallée de la Lune trop touristique mais tellement belle avec un magnifique coucher de soleil d’un cote et un lever de Lune au-dessus du volcan Licancabur (volcan du peuple en Atacamien) de l’autre cote.

 

The moon Valley, so touristic but so worth it with a sunset on one side and a moon-rise over the Licancabur Volcanoe (volcanoe of the people) on the other side.


Norte-Chile 0329La Vallee de la lune


Norte-Chile 0350

Lune crachee par le volcan Licancabur

 

La vallée de la mort qui porte bien son nom, surtout en pleine après midi !!!

The Death Valley definitely deserves its name in the middle of the afternoon!!!


Norte-Chile 0425Errants dans la Vallee de la mort...

 

Le célèbre champ thermal El Tatio ou se situent les geysers les plus hauts au monde a  4300m, cela méritait bien un petit bain chaud dans un thermes malgré la température extérieure très basse (4300m a 7h du matin…). 

 

The famous hydrothermal El Tatio where the highest geysers in the world are (at 4300m) was a surreal experience. We had to take a bath in the hot springs although the extern temperature was freezing (7am at 4300m, imagine…).


Norte-Chile 0482

Geyser dans le champ thermal de El Tatio

 

Et enfin la visite de quelques lieux archéologiques : Pukara de Quitor, un des derniers bastions de résistance contre l’envahisseur espagnol et Aldea de Tulor le plus ancien village de la région maintenant au milieu du désert.

 

And finally we visited some archeological sites: Pukara de Quitor, one of the last bastions where the indigenous people fought against the Spanish invaders and Aldea de Tulor, the oldest village in the area now in the middle of the desert.


Norte-Chile 0371Aldea de Tulor


100 7618

Pukara de Quitor

 

Nous sommes ensuite tous les 4 partis pour la Bolivie en 4x4 conduit par Carlos et accompagnés par Lydia, une jeune suisse. Nous tenons à faire une très mauvaise pub pour celui qui nous a vendu ce tour, la compagnie Sol Andino est tenue par un chilien ayant vécu en France pendant 30 ans. Il est doté d’un air très antipathique (tete de mauvais acteur, chapeau vise sur la tête) mais vend très bien son truc (discours humaniste, politique…). A peine passés la frontière, nous nous sommes retrouvés avec une autre compagnie (Colque Tours) qui était très bien mais pas du tout ce pour quoi l’on avait signe (programme différents etc..). C’est la que nous avons compris que tout son blabla sur les travailleurs indépendants et tout le reste n’était que du vent, la compagnie Sol Andino n’existant pas vraiment et servant uniquement à remplir les sièges vides des autres compagnies. La traversée fut néanmoins exceptionnelle et nous vous montrerons cela dans le prochain post.

 

The 4 of us then left Chile to go in Bolivia in a 4x4 driven by Carlos and with Lydia, a swiss girl doing the same tour as us. We would like to point out a horrible agency called Sol Andino and furthermore the man who manage it and sold us the tour. He is a Chilean man who lived in France for 30 years. Very unpleasant man, loving himself and the sound of his voice (hat on, sort of old actor who never made it through) but very good at selling his tour (speech about the social condition of his drivers, politic views ect..). As soon as we had passed the border, we found ourselves with a totally different agency (Colque Tour) which was fine but not at all the program we had signed for. We realised that the agency Sol Andino only fills the empty space of other agencies and that the whole blabla of this man (named Santiago apparently) was complete bullshit (excuse my french). The 3 days crossing the desert were nevertheless stunning and it all went great, we will show you the photos very soon.

 

Par CatCed - Publié dans : Chili
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 01:43

Buenos Aires

 

 

 

 


Si notre départ en avion de nuit ne nous a pas permis de voir la fin du monde d’en haut, il nous a en revanche permis, l’éclairage aidant, d’apprécier la taille de Buenos Aires. Pour ne pas s’aventurer de nuit dans cet immense inconnu (et sauver une nuit d’auberge !) on a passé les quelques heures qui nous séparaient du petit matin dans l’aéroport. C’est donc bien fatigués que nous avons rejoint Julien et Val dans le quartier populaire et touristique de San Telmo.  Petits marchés couverts, feria artisanale, antiquaires et terrasses de cafés au soleil dans des rues aux bâtiments de style européen, nous avons souvent eu l’impression de nous trouver dans une capitale européenne avec en prime de magnifiques danseurs et danseuses de Tango dans les rues. Buenos Aires porte bien son nom de Paris d’Amérique du Sud.

 

Because of our night flight, we couldn’t appreciate the end of the world from above unfortunately; however, it gave us a clear idea of the huge size of Buenos Aires and its millions of lights. We stayed in the airport to avoid wandering in the streets of this giant city by night and save a night in a backpacker. We arrived quite tired in the area San Telmo where we joined our friends Julien and Val. Small markets, artisanal ferias antic shops and sunny terraces for a coffee in Europeans style streets give the impression to be in a European capitale, except the fantastic Tango dancers performing in the streets, Buenos Aires deserves its nickname of Paris of South America.

 

Argentine 1107Un papillon argentin sur une carte postale achetee en plein coeur de Buenos Aires

 

Argentine 1098

La plaza de mayo


Argentine 1082Danseurs de Tango dans les rues du quartier San Telmo


Argentine 1121Un vrai "Paris d'Amerique du Sud"

 

Nous avons passé ici 3 jours reposants et sympas avec Julien et Val à nous balader sur les Plazas principales (San Martin, de Mayo), traverser l’avenue la plus large au monde (du 9 Juillet), visiter le quartier coloré de la Boca et le cimetière Recoleta (Père Lachaise de la ville). Pour l’anniversaire de Julien (le jour de la femme !), nous nous sommes offert un petit verre sur les très  chics quais de la Plata avant de trouver un restaurant pour déguster plusieurs picadas (sorte de tapas présentées sur de grandes planches en bois) arrosées de la spécialité viticole de l’Argentine, le Malbec. Les autres soirs nous avons tous les 4 pensé à nos familles et amis restés en France dans le froid hivernal, alors que nous prenions l’apéritif sur le toit de notre petite auberge en attendant que les « fameux » steaks argentins fraichement achetés (min 400g) finissent de griller au BBQ…

 

We spent 3 relaxing days with Julien and Val, walking through the famous plazas (San Martin, Mayo), crossing the largest avenue in the world (9 Julio), and visiting the colorful Boca area or the cemetery de la Recoleta. For Julien’s birthday we had a drink on the posh Bay of the Plata area followed by a typical restaurant where we enjoyed picadas (sort of delicious tapas on wooden plates) with a bottle or two of Malbec, famous Argentinean wine. For the other nights, we enjoyed time of the terrace of our hospedaje, having a drink and waiting for the legendary Argentinean steaks (400g min) to grill on the BBQ, while thinking at our families and friends were in the cold winter.

 

Argentine 1154Le quartier de la Boca et ses maisons colorees

 

Argentine 1161

Ses danseurs de Tango

 Argentine 1143De delicieux "picadillas" pour l'anniversire de Julien

Argentine 1186

Et des BBQ sur la terrace

 

 

Iguazu…

 

 

Que dire des chutes d’Iguazu ? C’est beau mais c’est loin (18h de bus de Buenos Aires) mais c’est un endroit que tous les 4 nous rêvions de voir. En quelques jours nous sommes donc passés des terres australes de la terre de feu à la frontière brésilienne avec un climat tropical. Les chutes d’Iguazu c’est aussi très touristiques (entrée du parc pas donnée, obligation de prendre le petit bus payant, petit train a la Walt Disney…) mais c’est avant tout un site naturel exceptionnel et grandiose. La rivière Iguazu se jette dans un trou énorme « el garganta del Diablo » a la frontière entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay formant plusieurs étages de chutes sur près de 3km de long. Il est difficile de décrire un endroit comme celui-ci qui parfois parait a peine naturel. Nous avons visité (et donc passé a la caisse 2 fois) les cotes Argentins et Brésiliens, les 2 sont sympas mais le cote Argentin nous a beaucoup plus impressionné, il permet d’avoir une belle vue sur les chutes mais également de surplomber et d’approcher le gouffre dans lequel des milliers de tonnes d’eau se déversent… Ce long détour nous aura coute pas mal de temps et d’argent mais il valait largement le coup et il a aussi été l’occasion de faire un bout de chemin avec Julien et Val qui rentrent en France dans 15 Jours. Nous nous sommes donc séparés ici, eux retournant vers Buenos Aires (en passant par l’Uruguay) et nous filant à l’ouest vers Santiago de Chile.

 

How to describe the Iguazu falls? It’s beautiful but it is far (18h of bus from Buenos Aires) and it is a place that the 4 of us dreamt to see. In a few days we passed from the terra del fuego to the border of brazil and a tropical climate. The Iguazu falls are very touristic (entrance fees are quite high, you have to take the small train Walt Disney type, ect…) but it is also an amazing natural site. The Iguazu river falls in a giant hole called “El garganta del Diablo” at the limit between Argentina, Brazil and Paraguay, forming multiple-steps falls over 3 km distance. It is difficult to describe such a place as it almost seems like a painting. We have visited both Argentinean and Brazilian sides (therefore paid twice), both are great but we preferred the Argentinean side as it allows a nice view of the falls but also to see them from above and be directly over the large hole where millions of tons of water falls constantly… This visit has cost us quite a lot of time and money but it was definitely worth it and it was also a great opportunity to travel a bit with our friends Jul and Val who go back to France in 15 days. They went back towards Buenos Aires passing a bit of time in Uruguay while we carried on our way towards Santiago de Chile.

 

Argentine 1250Les chemins qui menent au coeur des chutes

Argentine 1289Un trou dans la riviere ...

Argentine 1293

...appele "El Garganta del Diablo"


100 7285

100 7314

Argentine 1379Un des habitants du coin: le coati

 

De Iguazu a Santiago :

 

A l’origine nous n’avions pas prévu de visiter l’Argentine (et beaucoup reste à faire) mais les distances aidant nous avons du prévoir quelques arrêts avant de rejoindre le Chili. Premier arrêt, la petite ville de Resistencia dans la pauvre région de Chaco, le long de la frontière Paraguayenne  (que nous avons du traverser en bus pendant la nuit puisque des militaires nous ont réveillés plusieurs fois au milieu de la nuit avec une question : « Que Pais ? », bonne question !). Nous avions une petite journée à attendre, dans la Resistencia sous la pluie, le prochain bus pour San Luis. La ville n’est  pas vraiment jolie mais possède une particularité tout de même : une statue a chaque coin de rue et quelques bons cafés !

 

Originally we didn’t plan to visit Argentina but the distances are so huge that we decided to stop in a few places to reach Chile (there is so much more to see but it was a good opportunity to see a bit). Our first stop was the little town of Resistencia in the poor region of Chaco, along the Paraguayan border (that we probably crossed during the night bus as military men woke us up a few time asking “Que pais?” Good question!). We had a day only in Resistancia, waiting under the rain our next bus for San Luis. The city itself is not especially pretty but has one particularity: statues everywhere, and a few good coffee places!

 

Argentine 1384

Mais non il ne s’agit pas du Che, ils ont de l’humour a Resistencia!

 

 

Une nuit et 20h de bus plus tard et nous voila dans les terres un peu plus au sud-ouest a San Luis. La ville très sécuritaire n’a pas grand-chose à offrir pour le voyageur, une jolie petite place entourée de policiers mais pas d’auberge bon marche ou de camping, des gens un peu méfiants qui faisaient mine de ne pas comprendre lorsqu’on demandait un petit coin pour planter notre tente et au final une nuit dans le parc. Nous avons retrouvé un climat sec presque désertique. C’est d’ailleurs pour ca que nous nous sommes arrêtés ici, à 2 h de bus se trouve le parc national peu connu de La Sierra de Las Quijadas.

 

20h of bus later, we arrived in San Luis, south-est of Resistencia. The city is highly secured with a few police men around the cute little plaza and at each corner of the city. However, there is little for the traveler we found no cheap hostel nor a camping and people who do not seem to understand our allusion about putting our tent in their much secured garden so we ended up in the park. The climate became very dry and that’s party why we are here, 2h away by bus is the entrance of the La Sierra de Las Quijadas National Park.

 

Argentine 1395

Cathedrale sur la place Plaza Pringles a San Luis

 

Un couple de cinquantenaires argentins nous ont fait passer pour des locaux dans leur camping-van pour payer moins cher l’entrée. Il n’y a pas de douche dans le parc mais il est possible de planter la tente 6km après l’entrée du parc et de passer la nuit dans le désert tout proche du canyon. Le gardien du parc est très sympa et nous a donné pas mal d’explications sur la géologie du coin et sur les traces fossiles. Nous voulions voir l’empreinte de dinosaure et devions y aller avec un guide obligatoire et quelques autres couples. Les explications en espagnoles furent un peu frustrantes mais peu importe le soir tout le monde (gardes et guides compris) étant partis nous avions le désert pour nous seuls… Coucher de soleil sur les falaises de grès rouges sculptées (un peu comme le grand canyon en moins profond), et nuit au milieu des lucioles géantes, un peu stressant les grands espaces du désert la nuit mais tellement appréciables sans touriste !

 

 A couple of Argentinean in their 50s gave us a lift in their camping van so we only paid the non-touristic price (8 instead of 25). No showers in the park but we could put our tent up 6km after the entrance so we could spend the night in the desert next to the canyon. The guard was very nice and gave us a lot of explanations on the geology of the area and the fossils. We wanted to see the dinosaur footprint and we had to go with a guide and a few other couples. The explanations were in Spanish so it was a bit frustrating not to understand everything but never mind, in the evening, everybody was gone and we had the desert for ourselves… Sunset on red sandstone cliffs (a bit like the Great Canyon but less deep) and a night surrounded by giant fireflies, the infinite spaces of the desert in the nights are very impressive but it was such a great feeling with nobody around!

 

Argentine 1426Cherchez la trace de dinosaure!!

100 7346

El camping, tranquille!!

Argentine 1438Coucher de soleil sur les falaises


Avant le lever du soleil c’est sous une nuit étoilée encore nouvelle (la Croix du sud est bien la mais a tourné autour du pole et Orion a disparu pour laisser sa place au Scorpion) que nous sommes partis pour une petite marche pour atteindre le bout du canyon par le haut et attendre que le soleil vienne éclairer les falaises rouges… La marche valait bien les quelques accroches avec les cactus et autres plantes épineuses ! Finalement nous sommes retournés plier notre tente au moment ou les prochains touristes arrivaient. Apres avoir rejoint la route a pied (6km le long de sites archéologiques très peu étudiés encore), c’est un gentil couple de cinquantenaire en camping-car qui a bien voulu nous emmener pour rejoindre San Luis ou un bus nous attendait pour aller a Mendoza.

 

We went for a walk on the next morning before the sunrise and under a new sky (the Southern Cross is still here but turned around the pole, Orion is gone and replaced by the scorpion). The walk led us to the end of the canyon with a view from the top of the cliff and wait for the sun to light up the red cliffs. The view was worth it even with the attacks of the cactus and others nasty desert plants in the dark. We went back to the camp site just in time to see the other tourists arriving. After we walked our way back to the entrance (6km along the archeological sites that are not yet explored entirely) we had to hitchhike a bit, a nice couple of 50 year old Argentineans stopped their camping van to give us a lift to San Luis where we could catch a bus to Mendoza.

 

Argentine 1451

Argentine 1479Le rouge au petit matin

 

Mendoza (réputée pour son vin) est une ville dans le désert au pied de la cordillère qui nous a paru relativement riche et qui possède quelques jolies places et bâtiments. L’attraction principale ici est la visite d’estancias produisant du vin mais c’est un peu hors-budget. Nous nous sommes contentés de visiter la ville à pied et de gouter une bouteille autour d’un dernier bon steak grillé au BBQ dans le camping de ville.

 

Mendoza, apart from being well known for its red wine, is a quite wealthy city from what we could see, located in the desert at the feet of the Andes and has a few very nice squares and buildings. The main attraction here consists in visiting estancias which produce the wine but this was a bit pricy for us. We were happy enough to walk in the city and enjoy a red wine from Mendoza with the lovely steak on the BBQ of the camping of the city.


Argentine 1504
Statue sur la place d'espana a Mendoza

 

 

Notre retour a Santiago s’est fait presque sans embrouille, le sac de Cédric étant tombé du toit surchargé du minibus et qu’il a fallu batailler des heures pour récupérer a peine le prix du billet de voyage (soit un cinquième du prix de la tente et du sac tous les 2 bien endommagés). Peu importe, le voyage nous a permis de retraverser la Cordillère et de passer à quelques km de son point culminant, l’Aconcagua (6960m). La traversée du tunnel pas très large de plusieurs km entre les 2 frontières fut également très impressionnante et un peu stressante, au moins autant que la vertigineuse descente dans la vallée qui mène a Santiago, on se rend bien compte ici que la distance entre la mer (0m) et la Cordillère (plus de 6000m) n’est que de 100km…

 

Our return in Santiago went almost smoothly, as Cedric’s bag (and the tent attached to it) flew off the minibus roof which was totally overloaded and not well attached. We had to fight in Santiago’s office for hours to hardly get back the price of our two tickets (which is equivalent to 1/5 of the tent price). Anyway, the travel across the Andes was great as we passed next to the highest point: the Aconcagua (6960m). We got a bit scared in the hugely long and narrow tunnel which separates the two countries at the border. The road down to the Vallee that leads to Santiago makes you realise how close is the sea (0m) from the Andes (more than 6000m), only 100km.

 

Argentine 1524

La route pour Santiago et au fond l'Aconcagua...

Par CatCed - Publié dans : Argentine
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Présentation

  • Le blog de CatCed
  • : Cat & Ced, 2 frenchies partis découvrir le monde...Inde, Népal, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Australie, Nouvelle Zélande, Chili, Argentine, Bolivie, Pérou...

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Photos et autres Blogs

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés